Les Brèves du CM, no 12 Version imprimable
01-03-2009

Les Brèves du Conseil municipal

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Edito 

Comme dans les livres de mon enfance (Club des 5 et autres...), "les événements se précipitent" dans le feuilleton - la saga, devrait-on dire - de la Tranchée couverte. La nouvelle idée de l'Entente est de se passer de l'aide de la Confédération, qui a eu le mauvais goût de considérer que ce projet n'était pas très bien ficelé. Si l'autre partenaire, le canton, fait défaut à son tour, est-ce que nos vaillants amateurs de tunnels proposeront qu'on se la paie nous-mêmes ? Les paris sont ouverts !


Séance du 23 février 2009

 

Guère de Tranchée : suite....

Le rapport de la dernière commission des finances est une vraie bombe : survoltées par le récent verdict de l'Office fédéral de l'environnement, nos autorités lancent l'idée qu'on pourrait se passer de l'aide fédérale, en votant un crédit communal supplémentaire de 8 millions (en plus des 12 milions déjà votés), et en incitant le canton à compléter de son côté les crédits votés jusqu'à hauteur de 35 millions, tout ceci permettant d'arriver à la coquette somme de 55 millions, montant actuellement devisé pour la Tranchée couverte.

Il va de soit que nous ne laissons pas passer l'occasion de redire notre opposition à ce projet (lire l'intervention de Renaud ici ).

On sent pendant toute la séance qu'un accord préalable a eu ieu, et que certaines réticences ont été gommées pour que l'Entente sagement regroupée entonne d'une même voix l'Ode à la Tranchée, qui repose sur quelques idées simples :

  • nous avons l'argent pour le faire
  • en période de crise, nous nous devons de jouer un rôle d'investiseur anticyclique
  • la Tranchée va résoudre les problèmes de pollution, de bruit et de sécurité à Vésenaz, un village sinistré

Pour nous, cet argumentaire ressort plus de la méthode Coué que d'une véritable analyse. Les mêmes personnes qui nous incitaient à la prudence à chaque bouclement des comptes depuis des années, malgré les formidables bonnis de la Commune, nous traitent aujourd'hui quasiment comme des demeurés parce que nous refusont d'investir dans cet ouvrage essentiel pour le bien-être de la Commune.

C'est vrai que payer une partie du salaire d'un TSHM (travailleur social hors murs) qui fait de la prévention auprès de nos jeunes, c'est une charge excessive, tandis que percer un tunnel sous une route pour cacher l'augmentation du trafic, c'est un sage investissement  ! C'est surtout de l'argent pour les entreprises du coin, mais peut-être est-il politiquement incorrect de soulever ce point ?

La raison a quitté le terrain de ce débat depuis longtemps, et ceux qui, à Berne, prétendent analyser le projet sont publiquement et nominativement mis en cause : "...le rapport est sorti de chez Cramer, et il est téléguidé par un rouge de chez rouge..." [lisez Pierre-Alain Rumley, directeur de l'ARE], peut-on entendre. Après le "déni de démocratie" de Mme de Planta lors de la séance précédente, on voit que les arguments rationnels ont laissé la place aux attaques personnelles.

Ceux qui, dans les rangs de l'Entente, s'étaient laissé gagner par le doute, ont probablement été remis à l'ordre : par exemple le conseiller Clivaz (PDC) qui disait le 23 janvier :

La situation est simple : la Commune n’aura pas les crédits de la Confédération, c’est sûr et certain. Peu de lobby a été fait à Berne, malheureusement.
On espère qu’avec cette législature, on viendra avec un nouveau projet. Quant à ce projet déclassé, on peut l’enterrer. Il faut arrêter de jouer avec la méthode Coué. Essayons de travailler sur un nouveau projet. Ce qui a été fait précédemment est une chose, cela n’a pas passé, c’est un fait, alors travaillons sur un nouveau projet

nie aujourd'hui avoir parlé contre le projet. Il a pourtant approuvé le procès-verbal de la séance du 23 janvier, sur lequel figurent ses propos en toutes lettres.....

Le Conseil administratif nous apprend encore qu'une action est en cours au Grand Conseil, où 28 députés auraient signé un projet de loi ouvrant un crédit supplémentaire d'environ 18 millions, soit le double de la participation cantonale votée en 2003, pour que le canton amène finalement 35 millions dans la corbeille de la Tranchée. C'est évidemment une condition sine qua non, car si le canton ne suit pas, on ne voit pas très bien la Commune absorber à elle seule les 55 millions, soit plus de 13 fois le crédit consenti pour la crèche intercommunale !

A la fin de ce débat peu constructif, le rapport de la commission des finances est adopté par 17 voix contre 3, et nous pouvons nous attendre à une délibération sur ce crédit lors de la prochaine séance du Conseil, le 30 mars 2009.

 

 


 

Le reste des débats....

  • une délibération est votée, qui confirme une décision antérieure du CM, à savoir le refus d'une dérogation aux normes de densité de la zone villa. Le maximum est de 20 % et la Commune peut accorder jusqu'à 25%, ce qui a été refusé en l'occurence.
  • une autre délibération confirme les décisions prises en commission sociale, et accorde quelques milliers de francs d'aide à des projet d'aide au développement, notamment en Afrique. Les dossiers seront dorénavent tous examinés par la commission, il n'y aura plus de tri préalable par l'administration communale.
  • on nous informe du grand succès rencontré par l'après-midi des contes, organisé par la commission culture et loisirs.
    Nous n'en déduirons pas pour autant que les habitants de la Commune aiment les histoires à dormir debout !

C'est tout pour cette séance !

 

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Dernière mise à jour : ( 01-03-2009 )
 
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