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04-01-2009
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Historique
Le projet au jour le jour

La tranchée couverte de Vésenaz

HISTORIQUE

Les premières réflexions à propos d'une tranchée recouvrant la route cantonale 20 à l'intérieur de Vésenaz remontent à 1985 au moins.

Le rapport de la Commission du Grand Conseil (janvier 2003) reprend les principales caractéristiques du projet, en fait l'historique, et au travers des deux rapports (majorité et minorité) de commission, expose les principaux arguments en faveur et en défaveur de cette tranchée couverte.

Ce document contient également la décision de la commission cantonale de recours en matière de construction, qui annulait l'autorisation de construire délivrée. Cette annulation a fait l'objet d'un recours au Tribunal administratif, lequel a tranché dans l'autre sens en janvier 2005. En d'autres termes, il n'y a plus d'obstacle juridique à la réalisation de la tranchée depuis janvier 2005.

La réalisation du projet repose sur 3 sources de financement : commune, canton et confédération. La subvention fédérale fonctionnait selon un système de tranches quadriennales; les tranches 2004/2007 et 2008/2011 étaient destinées respectivement à la traversée de Meyrin et à celle du Grand-Saconnex, projets jugés prioritaires par le canton.

En 2003 déjà, rien ne garantissait que ce projet pourrait bénéficier de la subvention fédérale à partir de 2012.

6 ans plus tard, les conditions de l'aide fédérale ont changé : elle n'est plus accordée au coup par coup à des projets localisés, mais passe par le subventionnement sur plusieurs années de Projets d'agglomération avalisés par les chambres fédérales; le projet genevois, qui ne contient pas explicitement la tranchée couverte, mais pourrait trouver un intérêt à sa réalisation dans une optique plus large de désenclavement de la rive gauche de lac, sera probablement bien placé dans les priorités de la Confédération, mais la décision finale et l'attribution des montants par les Chambres ne sont pas attendues avant 2010.

Pour notre part, nous sommes opposés à cette réalisation, pour des raisons qui sont largement développées dans le rapport du Grand Conseil et que nous faisons nôtres :

- ce projet ne contribue en rien à la diminution générale du trafic, il aura plutôt pour effet d'attirer plus de véhicules au centre ville;

- ce projet ne permettra certainement pas de "réunifier" le village de Vésenaz, car il faudra bien que les routes en surface demeurent, et que le trafic de la route d'Hermance (11'000 véhicules / jour) s'intègre d'une manière ou d'une autre à celui de la route de Thonon;

- les nuisances (bruit, pollution) ne seront pas diminuées, elles seront simplement déplacées et concentrées aux deux extrémités du tunnel;

- en terme d'investissement, ce projet est un véritable gouffre : plus d'un million de francs a déjà été dépensé en études, plus de 15 millions de francs de crédits ont été votés à ce jour, et il ne s'agit là que de la part de la Commune, le coût réel de l'ouvrage (qui augmente régulièrement) avoisine aujourd'hui les 50 millions de francs, pour 510 mètres de tunnel, rappelons-le.

- il y a une contradiction fondamentale entre l'idée d'attirer les gens à Vésenaz en offrant un parking comme celui des Rayes et en ouvrant un centre commercial comme Manor, et vouloir en même temps enterrer la circulation et faire qu'elle évite Vésenaz.

 

Si jamais ce projet se réalise, il y a très peu de chances que les travaux débutent avant 2012 (sauf si la Commune décide de se lancer sans la subvention fédérale), et ils devraient durer au moins trois ans. Nous l'avons dit et écrit à plusieurs reprises dès 2003, et les faits nous donnent raison aujourd'hui.



Dernière mise à jour : ( 04-06-2010 )
 
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